C’est lors d’un voyage d’un an et demi en Océanie que j’ai eu l’incroyable chance de visiter la Nouvelle-Zélande. J’imaginais celle-ci comme étant un pays vert. Lorsque je pensais à des plages à perte de vue venant à la rencontre d'un océan turquoise c'est à sa grande sœur l'Australie à laquelle je songeais en premier lieu. Pourtant, bien que le paysage néozélandais soit très vert, il est aussi teinté d'un beau bleu et, au grand plaisir de tous, ces deux couleurs s'agencent parfaitement dans un décor enchanteur.
Situé à l'extrémité nord de l'île du Sud, le parc national d'Abel Tasman est un excellent représentant de toute cette splendeur. Fondé en 1942, son nom lui fut donné en l'honneur du premier explorateur européen à avoir jeté l'ancre en Nouvelle-Zélande trois cents ans auparavant. Avec une superficie de deux cent vingt-cinq kilomètres carrés, il est répertorié comme étant le parc national le plus petit du pays. Ceci n'est toutefois pas négligeable puisque son étendue correspond à environ sept fois celle du Parc National du Bic.
Pour l'explorer, différentes options sont offertes aux touristes. Que ce soit en kayak, à pied ou en bateau, la majorité des voyageurs se réservent en moyenne trois jours pour découvrir ce joyau de la nature.

Puisque je suis une éternelle indécise et que je m’assume très bien ainsi, j’ai opté pour une combinaison: deux jours de kayak, une journée de marche et le retour en bateau! Tout est possible...sauf la nage qui serait une option longue et pénible!

Les deux premiers jours de kayak furent sensationnels. Outre les amants de la nature venant des quatre coins du monde pour jeter un coup d'œil à ce "petit" coin de paradis, j’ai aussi rencontré des cormorans, des huîtriers et des phoques. De surcroit, le parc regorge de petites baies toutes aussi jolies les unes que les autres. Je n’ai pu résister à la tentation d’une agréable plongée en apnée dans ces eaux limpides.


Question de rester les deux pieds sur terre et de donner à mes bras un repos bien mérité, la troisième journée de mon excursion fut dédiée à la marche. Le sentier que j’ai emprunté traversait une forêt luxuriante et procurait d’imprenables vues sur de sublimes plages.
Puis, en fin d’après-midi, pour couronner le tout, je suis revenue en bateau à mon point de départ. Étant donné que le bateau ne reste pas aussi près des côtes que les kayaks, il est parfois possible de voir des orques nager à proximité. Ce ne fut malheureusement pas mon cas, mais je compte bien me reprendre un jour!

Le département de la conservation de Nouvelle-Zélande (la SEPAQ néozélandaise!) met à la disposition des voyageurs des terrains de camping et des petits chalets rustiques situés à différents endroits stratégiques dans le parc. Il va sans dire que tout ce qui est amené dans le parc doit être rapporté...tout randonneur qui se respecte et qui respecte la nature ne doit laisser que le sentier derrière lui!
Le parc national d'Abel Tasman n'est qu'un exemple de ce que la Nouvelle-Zélande a à offrir. En fait, elle compte quatorze parcs nationaux qui semblent tous plus grandioses les uns que les autres. De plus, comme ce sympathique pays est situé dans l'hémisphère sud il constitue une intéressante destination pour ceux qui désirent fuir un peu l'hiver!
Bon voyage!
Crédit photo: Paul Clancy
Pascale Martineau
Kinésiologue de profession, surfeuse de passion et "backpackeuse" de vocation, j'ai eu la chance de voyager et l'opportunité de vivre à l'étranger. J'aime les voyages et j'aime échanger par rapport à ceux-ci comme dans une auberge de jeunesse où chaque soir des gens des quatre coins du monde se racontent leurs récits.